Humilité et simplicité à la Finca El Arbol

Je suis assise dans la balançoire et la nuit bleutée se colore de pointes dorées. Les criquets, ou grillons font du bruit à n’en plus finir. Je me demande ce qu’ils se racontent. Au loin, je devine les bananiers, princes de la vallée.
Je suis capable de rester là des heures, à ne rien faire sinon tanguer dans mon étrange toile et admirer insectes, fleurs et feuilles s’activer au rythme du soleil. C’est toujours le même tableau mais toujours un peu différent et je m’émerveille chaque jour.
Une habitude que je ne perdrais pour rien au monde.

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Aujourd’hui est un jour particulièrement calme : c’est le week-end et comme un week-end sur deux, les travailleurs sont rentrés chez eux afin de retrouver familles, loisirs et repos.
Le vendredi était jour d’excitation, les rires se faisaient plus légers et les cris, plus joyeux. L’odeur du week-end. Ça m’a rappelé de lointains vendredis matins, quand dès 8h, j’attendais que sonne 18h. Désormais, il n’y a plus d’horaires, plus de jours, plus de week-end, quel délice.

La Finca baigne dans une atmosphère de paix totale. Les rayons de soleil me réchauffent déjà et je profite de ce silence souverain.

Silence qui ne dure pas. Tremiño écoute de la musique sur sa vieille télévision cathodique, le volume est au maximum. Il semble si joyeux. Les chansons et danses sont à pleurer de rire.
C’est le seul qui est resté ce weekend. Je ne suis pas sûre qu’il ait une famille ou une quelconque raison qui le ferait quitter la si jolie ferme mais je n’ose pas poser la question qui me semble trop intrusive. En tout cas, nous voici tous les trois : Yoan, Tremiño et moi. Une colocation des plus singulières mais clairement des plus réussies. Nous échangeons, cuisinons, rions, partageons. Le soir tombé, nous regardons un film d’horreur, toujours sur sa vieille téloche qu’il semble adorer et si je n’ai clairement jamais vu un truc aussi pourri (spoiler : le noir et la blonde meurent en premier), j’ai beaucoup ri et ai passé un moment délicieux en compagnie de ce singulier bonhomme. Je l’entends encore me crier « mira Marianna, mira ! » pendant les moments de « haute tension ». Quel numéro.

Tremiño.

Si l’expression « sacré personnage » avait eu un visage, c’eut été sans nul doute celui de Tremiño. Tremiño, avec ses grands yeux aux bords marqués par les rires et sa générosité qui tire vers l’infini, n’a que sa taille de minuscule. Sur son dos, il porte une petite bosse qui me rappelle celle de ma mamie, c’est peut-être pourquoi il me semble si familier. Du coup, Tremiño a ce genre d’allure légèrement bancale, comme s’il marchait toujours sur la droite, l’air perdu dans une direction en particulier. Sa spécialité, c’est de faire des blagues que je ne comprends pas toujours et de s’évaporer aussitôt, comme le font les nuages après l’orage. C’est que Tremiño est taquin. Un peu sauvage aussi. C’est probablement ce qu’il lui donne cet air malicieux qui me fait tant sourire.
Tremiño aime chanter à toute heure de la journée, peu importe la pluie, le vent, le soleil, peu importe le lieu. Où que je sois, j’entends sa petite voix fluette, coincée entre les bourrasques de vent et immanquablement, cela égaye mes journées.
Tremiño a un nouveau portable et il me fait craquer, je revois ma maman qui découvrait l’internet. Mais il progresse vite ! Il m’a quand même ajouté sur « Fess Bouyss » et je voudrais qu’il m’ajoute chaque jour juste pour l’entendre encore et encore prononcer Facebook.
Ce que Tremiño chérit, ce sont ses cinq chats aux caractères bien affirmés ainsi que son adorable chien blanc. Tremiño a tant d’amour à donner et quand je le vois parler à son chien, les yeux débordants d’affection, je me dis que ce chien doit être sacrément heureux. Ce qu’il soigne chaque jour, c’est son jardin, arrosé avec amour, écouté et nourrit avec sagesse. C’est celui que j’admire sans cesse, depuis ma balançoire. Ce jardin qui respire la vie et dans lequel j’aime tant cueillir mes herbes et légumes.
J’aime beaucoup Tremiño. Il me touche. Et m’attendrit. Et je sais que je ne suis pas la seule à ressentir ce mélange de sentiments flageolants, je vois bien la tendresse que Claudia lui porte.

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Claudia, c’est l’extraordinaire femme qui tient cette ferme de café, nichée dans les montagnes du nord. Elle a racheté le terrain il y a 5 ans et a tout défriché, tout remis en ordre, pour en faire un véritable paradis dans lequel il est impossible de ne pas se sentir pleinement heureux. J’aime beaucoup parler avec Claudia, chaque conversation est passionnante, pleine de savoirs, de bouillons culturels et d’amour. Car si Claudia ne devait posséder qu’une seule chose, ça serait bien l’amour ! Elle fait partie de ces gens qui respirent l’amour, qui débordent d’amour, ça sort partout, ça se sent, ça se touche, ça vibre et ça fait tellement de bien. Claudia s’occupe de Yoan et moi comme si nous étions ses enfants, et je me délecte de cette chaleur maternelle qui me manque tant. Faut dire, à 36 ans, elle a passé plus de la moitié de sa vie à être maman, soit le métier le plus difficile du monde, celui qui ne prend jamais de pause et qui ne ménage aucune émotion.

Claudia est une pure nicaraguayenne, elle est née, a grandi et vit toujours à Ocotal, cette ville fournaise qui offre des lumières de fin de journée à couper le souffle. Elle possède une force de caractère qui me sidère. Être une femme en Amérique Centrale n’est pas simple. Être une femme qui dirige une entreprise en Amérique Centrale l’est encore moins. Nous parlons de longues heures à propos de comment gérer une équipe de 14 hommes machos qui n’imaginent pas une femme ailleurs que dans une cuisine, de comment il ne faut jamais oh grand jamais ne se laisser vaincre par la peur car c’est elle qui donne le pouvoir aux hommes, de pourquoi il est si compliqué pour une femme d’Amérique Centrale de s’émanciper, de dire non, de créer, de diriger, de pourquoi les hommes d’ici ont cette vision si arrêtée au sujet de la femme. Et bien d’autres choses édifiantes, passionnantes. J’apprends beaucoup.
Dans des pays comme le Nicaragua, la condition de la femme est profondément problématique et vous savez comme ce sujet me touche particulièrement. Je suis vraiment impressionnée par Claudia, sa capacité à lever des barrières 3 fois plus élevées qu’en France m’inspire, me donne le sourire et surtout l’espoir.

Mais Claudia n’est pas seule. Elle a rencontré Tim il y a quelques années, un belge adorable (je pense que c’est un pléonasme) et en plus d’être amoureux, ils gèrent désormais la finca ensemble. Tim, c’est la force tranquille. Il est très calme, très intelligent, très simple. Bien entendu, il aime la bonne bière, les bonnes frites et tous les trucs de belge qui font que ça allait de soi qu’on allait bien s’entendre. Ses connaissances pointues quant au café me donnent le vertige et ses préparations sont toujours divines. Sans sucre et sans lait, comme j’aime. Lui aussi bossait dans la pub, des gros noms du type Publicis, Wunderman et toute la bande. Lui aussi en a eu plein le cul de ce milieu bien particulier et a levé les voiles direction le Nicaragua. On rigole beaucoup en se remémorant les inepties que pouvaient nous sortir les clients, les plaintes constantes des créatifs, les créations qui n’avaient pas de sens, les directeurs de création sous cocaïne à 8h, les horaires et salaires de merde et on tombe d’accord sur le fait que chef de projet est clairement le métier le plus ingrat en agence. Mais là-dessus, je pense qu’il y a unanimité dans le monde entier. Après on reparle des frites, de l’apéro (qui est décidément un concept européen), du bon vin, du pain, du vrai fromage, de la tartiflette et là, on change de discours : ça nous manque bordel !

Tim et Claudia ont décidé, avec leur ferme, au-delà de produire du café de qualité, cultivé sans produits chimiques mais avec amour et respect, de créer un échange inter-culturel, un espace dans lequel il n’y ni frontières ni passeport ; seulement tolérance, partage et bienveillance. C’est pourquoi ils font régulièrement appel à des volontaires via la plateforme Workaway. Pour ceux qui ne savent pas, le Workaway, grossièrement, c’est un lit (et parfois la nourriture) contre quelques heures de travail. Mais ce que proposent Claudia et Tim, c’est bien plus que ça. Ici, à la ferme, pas d’heures de travail obligatoires. Pas d’obligations tout court en fait. L’idée, c’est de trouver son rythme, de discuter/d’échanger avec les 14 hommes (et la doña, ma cuisinière adorée) qui travaillent là, de comprendre, de se découvrir, de proposer, de s’envisager sous une autre lumière, d’écouter et bien sûr, le plus important, de laisser ses préjugés de côté, chose particulièrement compliquée. Être chaque jour au contact d’hommes de la campagne (et d’une femme ! ne l’oublions pas nom de dieu) qui ont grandi au fin fond du Nicaragua, qui ont une vision de la vie, de l’argent, de la société, de la religion, de la femme, de la famille, du bonheur et de l’éducation à l’exact opposé de la mienne qui ai évolué dans un milieu aisé, éduqué, libre, athée et souvent révolté… c’est une aventure profondément enrichissante qui n’appelle qu’à une chose : la tolérance.

Une nouvelle approche du « travail ». Une nouvelle approche de l’échange culturel. Une nouvelle approche du Nicaragua.

Oui, il m’aura fallu deux pages pour en arriver au fait, que voulez-vous, j’ai toujours aimé les longues introductions.

Nous découvrons la ferme un jour ensoleillé et je sens immédiatement que je vais être heureuse et épanouie ici. Claudia nous présente son équipe, les plantations de café, les poules et le coq (je ne sais pas encore à ce moment que je vais avoir envie d’égorger ce putain de coq qui hurle 10 fois par nuit), les vues spectaculaires sur la vallée, le jardin de Tremiño ainsi que ses milles légumes, fruits et herbes aromatiques qui me font déjà saliver, les oies qui gueulent comme des putois et surtout : notre chambre. Une simple pièce avec des boisures et des odeurs d’ailleurs qui me donnent instantanément un goût de chez moi. La fenêtre circulaire n’a pas de vitre et c’est peut-être tant mieux, cela nous permet de profiter du sublime panorama, on croirait dormir à la belle étoile. On se réveille au cœur de la nature. Magique.

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Ici, les conditions de vie sont d’une simplicité extrême. La douche se fait au seau et bizarrement c’est beaucoup moins drôle à la montagne quand il fait 15 degrés, qu’il pleut et que les toiles d’araignée au-dessus de ta tête sont si grandes qu’elles couvrent le plafond.
Pas de miroirs, pas d’internet, pas d’eau chaude, pas d’isolation. Réveil 6h, coucher 20h.
Quant au menu, il n’a nul besoin d’être écrit sur une belle ardoise. Matin : riz + haricots rouges (qu’on appelle couramment arroz y frijoles, ça fait plus stylé je trouve) + tortillas, le midi : riz + haricots + tortillas, le soir : riz + haricots rouges (parfois mélangés, on appelle ça gallo pinto, également plus stylé mais ne nous mentons pas : ça reste du riz et des haricots). Le tout arrosé d’un café tellement sucré que je finis par appeler ça du sucre arôme café. Et encore, faut le deviner l’arôme. Bref, j’ai un super transit.

Mais ces simples repas sont cuisinés avec une telle délicatesse qu’ils en révèlent des saveurs inattendues, presque nouvelles. Presque.
Et c’est maintenant que je vous parle de Doris Janet ! Bien entendu. La cuisinière. La doña. C’est comme ça qu’on l’appelle ici. Si bien que je ne suis pas certaine que tout le monde connaisse son nom.
Janet est arrivée quelques jours avant nous, c’est donc une nouvelle, comme nous. Alors, d’une manière tout à fait subtile se crée un lien d’entraide, je dirais même de tendresse.
Je la trouve jolie, avec son attitude nonchalante et son sourire plein de discrétion et de secrets. Chaque matin, elle se lève aux aurores pour préparer des délicieuses tortillas qu’elle claque inlassablement, avec force et douceur. Je les aime particulièrement le matin, chaudes et moelleuses. Le rituel est toujours le même ; elle cuit son maïs, son riz, ses frijoles, tape sur ses tortillas, s’essuie délicatement les mains contre son tablier, prépare ses nouvelles cuissons pour le lendemain et ne s’arrête que si nécessaire.
Je la vois souvent assise sur le banc de dehors, parfois sur celui de l’intérieur, rêveuse et songeuse. Je me demande à quoi elle pense, si elle est heureuse ici, si elle s’ennuie. Peut-être qu’elle ne pense à rien, qu’elle a trouvé sa manière à elle de vivre le moment présent. Quand je bouquine au soleil, à ses côtés, j’aime bien lui parler même si je ne comprends pas très bien son accent. Elle me raconte ses 4 enfants, sa première grossesse à 17 ans, sa vie au Nicaragua et me pose des questions. Sur la France, sur ce qu’on a l’habitude de cuisiner, sur ce que je fais et pourquoi et comment. Je me dis que c’est une femme forte, un peu mélancolique, un peu triste parfois et consciente trop tardivement de certaines choses de la vie. J’aime bien son apaisante présence.
Janet nous a sauvé un paquet de gâteaux qui allaient cramer et je me souviendrai toujours de la tranquillité avec laquelle elle glissait la main dans ce four à bois brûlant, si difficile à maitriser.

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Nos journées à la ferme se ressemblent mais sont toutes géniales. Nous aidons Tremiño au jardin, nous nous baladons dans les hauteurs, aux vues exceptionnelles. Nous assistons à des séances de « cuping », apprenons sur le café et mieux : dégustons. Nous cuisinons beaucoup également, on a envie de se la jouer Cyril Lignac et montrer aux workers que les légumes, c’est cool. C’est une satisfaction si immense de les voir découvrir, apprécier, en redemander et ce malgré leur timidité. Tremiño envoie des photos des plats en cachette à Claudia pour lui signifier son engouement.

Nous discutons beaucoup avec les travailleurs également. On se pose des questions mutuelles sur le Nicaragua et sur la France. On s’interroge quant à nos familles, nos origines, nos travails mais aussi à propos de sujets plus douloureux, plus profonds comme la crise, l’argent, la politique, la nourriture et beaucoup d’autres choses. Leurs conditions de travail me semblent difficiles et éprouvantes mais eux, voient les choses différemment. Ici, le salaire est meilleur, le rythme plus doux, leurs demandes et attentes, respectées. En plus, ils ont un vrai lit avec un matelas, ce qui n’est pas le cas ailleurs. Je prends une petite claque.

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Oh bien sûr, ça n’est pas simple tous les jours. J’ai parfois envie de pleurer quand je dois me laver les cheveux et que l’eau gelée me décape le cuir chevelu ou quand il y a tellement de poussières dans la « salle de bain » que je n’arrive plus à respirer correctement. Il m’arrive également d’avoir des envies de meurtre à la vue de ces haricots rouges et le coq est clairement devenu un ennemi déclaré. Aussi, le rythme est difficile de temps en temps, non pas le matin parce que j’aime me lever à 6h mais la journée qui s’arrête à 17h, c’est dur à la longue. Le choc culturel n’est pas facile non plus, ne pas savoir quoi dire, comment le dire, me retrouver seule – une femme – parmi eux, me sentir mal à l’aise et/ou dévisagée, sentir les rires moqueurs, les regards rarement mais quand même déplacés.

Mais ici c’est l’école. Une école incroyable, dans laquelle tout le monde apprend, dans laquelle tout le monde est confronté à ses peurs, ses craintes. Une école dans laquelle il est nécessaire de sortir de sa zone de confort, de se bousculer, de se remettre en question, d’apprendre encore et encore, chaque jour.

Ce fut une expérience absolument fantastique dans laquelle j’ai appris à redéfinir des termes aussi simples que générosité, amour, tolérance, ouverture d’esprit, partage, plaisir, éducation et échanges. On croit tout savoir. Je crois tout savoir. En fait non, you know nothing Jon Snow. Il est bon de se rappeler que rien n’est jamais acquis, pas même nos connaissances. Le voyage est un merveilleux moyen d’observer le monde avec une vision neuve, de sans cesse remettre en cause, de toujours essayer de comprendre avant de juger, définir, caser.

Un échange sincère, dénué d’égo, d’argent, de pouvoir, de but. Simplicité. 3 semaines intenses que je n’oublierai jamais tant elles furent importantes. Et heureuses. Ce cher Pierre Rabhi aurait parlé de « sobriété heureuse ».

Merci.

Je finis avec quelques photos de quand on sortait « en ville ».

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2 commentaires sur “Humilité et simplicité à la Finca El Arbol

  1. Dès les premiers mots de ce nouvel article si touchant, tu m’as instantanément transportée dans ton univers magique dont la beauté n’en finit plus de se dévoiler !!
    A chaque fois, c’est comme si tu m’invitais à te rejoindre, que tu m’ouvrais les portes de ton monde merveilleux, que tu me tendais une main rassurante pour m’emmener voyager à tes côtés, le temps d’une lecture.
    Merci de m’avoir embarquée et présenté le petit monde si singulier d’une petite ferme non moins particulière…
    J’ai tout de suite aimé Tremiño, ce personnage tellement attachant et que tu décris avec tant de tendresse qu’on aurait envie de le rencontrer, ne serait ce que pour quelques instants..
    J’ai bien sûr également adoré Claudia et Tim dont les valeurs humaines forcent l’humilité et que j’aurais bien envie d’embrasser juste pour avoir veiller avec tant de bienveillance sur ma fille chérie !
    Je suis invariablement saisie par ta qualité de ta plume qui rend transparentes les images et les sensations que nous livres sans détour ni tabou et, si ma lecture s’étouffe parfois dans des larmes d’émotion, elle se mêle aussi de rires attendris à chaque pointe d’humour qui ponctuent tes propos toujours plus intenses et plus profonds.
    Alors, ma chérie, continue toujours de t’émerveiller devant les choses les plus simples de la vie car tu as le don de transformer en de véritables richesses et qui nous régalent nous rappellent que nous ne devons jamais oublier d’ouvrir les yeux et admirer la beauté du monde qui nous entoure !
    Merci pour ce si beau partage et ces merveilleuses photos qui habillent tes écrits avec tant de beauté et d’élégance.
    Avec tout mon amour ❤️

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