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Brouillon du Guatemala

Il vient un temps où il faut dire au revoir au Mexique et qu’on se le dise : c’est compliqué.

Après une dernière tentative d’arnaque foireuse à la douane, nous passons au Guatemala. Ah ça, les autorités mexicaines ne vont pas me manquer. Pour le reste, c’est une autre histoire…
J’ai le cœur serré. Je suis heureuse de découvrir un nouveau pays, une nouvelle histoire, une nouvelle culture mais les histoires d’amour qui se voient avortées trop tôt, c’est toujours douloureux. Non le terme « histoire d’amour » n’est pas exagéré. Avec le Mexique, nulle autre expression ne serait justifié pour décrire ce que j’ai vécu. De la peur à l’attachement en passant la passion et l’addiction, des doutes aux certitudes, de l’angoisse à la profonde plénitude, quelle intensité.
Si parfois le doute m’assaille (et si on restait ici ?), je suis vite rattrapée par l’envie d’avancer et puis surtout : je me suis inscrite à une retraite de méditation Vipassana et celle-ci a lieu près d’Antigua. Au Guatemala, donc. En voyage, ne pas se laisser milles options apparaît parfois comme un luxe.

Premiers paysages : du vert. De la jungle. Une prolongation du Chiapas, en différent. Comme si la nature était au courant qu’elle changeait de pays. Nous traversons un nombre impressionnant de petits villages qui ne semblent vivre que de la vente de cochons, coqs et tortillas. Abris sommaires et gosses aux pieds nus se succèdent dans un harmonieux bordel, me faisant vaguement penser à l’Asie. Globalement, c’est très beau et très étonnant. J’aime les reliefs arrondis, mystérieux et secs. On dirait une foultitude de petits pains de sucre, mignons et savoureux. J’aime aussi cette odeur particulière, celle de la découverte et de la nouveauté.

Arrivée à Florès. Lac Péten. Ile artificielle. Maisons colorées. Touristes. Tours organisés. Mecs louches. L’ambiance me surprend. L’endroit semble avoir été construit pour attirer (arnaquer ?) les voyageurs mais aussi étrange que cela puisse paraître, des Guatémaltèques y vivent normalement avec églises, écoles et boulangeries. J’en profite pour prendre quelques clichés. Cette face cachée, plus sincère et plutôt photogénique me plaît.
Santa Elena. Tikal. El Remate. Les alentours, entre pyramides mayas dont on ne se lasse pas et pontons aux allures tahitiennes, sont particulièrement paisibles. Je me vois bien rester à El Remate pour toujours, cet endroit est si doux. Les singes hurleurs me font peur et sourire, les chants des oiseaux me font rêver, ceux des coqs me rendent folles. Les baignades sont chaudes, les discussions encore plus. Le rocking chair est à mon goût. Les mystères mayas nous entourent et me rendent tout chose.
Ce qui me rend folle également, ce sont les prix. Tout est définitivement plus cher qu’au Mexique et dans chaque endroit touristique, je me transforme en pompe à fric. Aux yeux des locaux bien sûr. Je n’ai pas vécu ça dans beaucoup de pays, je vogue donc entre déroute et colère. Toutes les excuses sont bonnes pour augmenter le tarif, mensonges et escroqueries sont au rendez-vous. Le scrupule, quant à lui, ne s’est pas pointé.

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Les roses soirées d’El Remate

A El Remate, on rencontre Jacky. Quelque part, ça a toujours été un grand rêve de rencontrer un vrai Jacky.
Jacky avec un –y.
Jacky avec un bateau beaucoup trop stylé.
Jacky avec un style qu’on ne trouve que dans les films.
Jacky est un Breton de 70 ans qui vit au Canada depuis plus de 50 ans. Je pense qu’on peut affirmer qu’il est canadien, surtout quand on l’entend nous répéter « c’est tout à fait correc’ ».
Ce jour-là, je bouquinais au-dessus de l’eau et faisais griller ma peau de croco. Mes deux nouvelles copines françaises me tenaient compagnie, mais plus prudentes, s’occupaient à l’ombre. Soudainement, un ronronnement de moteur nous surprend : c’est Jacky qui gare son bolide flottant bien sûr. Son âge n’a pas entaché sa gouaille : ni une ni deux, il nous raconte son incroyable vie et nous invite à aller explorer le lac sur son bateau qui, je l’ai déjà dit, est beaucoup trop stylé. Il nous parle d’une petite rivière cachée, blottie entre roseaux et arbres marins. Nous n’hésitons pas une seconde et grimpons, direction l’aventure. Nos espérances ne sont pas déçues : Jacky est aussi drôle qu’il en a l’air, la rivière aussi enchanteresse que selon les dires de Jacky. Nous nous émerveillons devant les oiseaux et apercevons deux gros aigles. Je suis très contente car j’adore les aigles. Nous repassons sur le ponton pour cette fois embarquer Yoan et remettons les voiles pour une promenade plus longue et toute aussi charmante. Nous tentons d’apercevoir les singes hurleurs mais ces malins se cachent bien. Jacky se transforme en guide nous expliquant les spécificités de telle plante, les bienfaits de tel arbre. On rigole, on échange.
Jacky insiste pour nous inviter dans sa maison, construite il y a un an dans les hauteurs d’un village perdu, bordant le lac. La terrasse offre une vue des plus apaisantes. Jacky aime conter des récits, les siens mais aussi ceux des autres. C’est que des histoires, il en connaît un paquet ! Parfois tristes comme celles des jeunes filles Guatémaltèques de son village, forcées de mariage à 13 ans, destinées à une vie d’enfer. Parfois drôles, comme les conquêtes féminines qu’il a accumulées avec déception parfois mais avec joie et humour, toujours. Nous terminons la journée, tous les cinq, dans un boui-boui local à la nourriture délicieuse. Nous nous quittons avec émotions mélangées. Nous ne reverrons probablement jamais ce bon vieux Jacky mais je reverrai toujours ce bel échange, empreint de bienveillance et de gentillesse.

(Attention : les photos ci-dessous contiennent une mosaïque ! A découvrir sans plus attendre.)

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Laguna Lachua.
Acatenengo, Fuego.
L’eau calme, les vagues huileuses, le feu impulsif, la magie. Deux endroits opposés en tout mais qui partagent la même énergie et les mêmes ondes, revitalisantes. Je me défoule quand je grimpe, je m’écoute quand je m’allonge. Mes cuisses brûlent, mes poils se dressent, ma bouche se couvre de poussière, mes pieds se muent en ampoules géantes. Mon corps tout entier vibre.
J’observe la lave qui dégouline en mille morceaux, telle des larmes enflammées. Je veille tard la nuit pour ne pas manquer une seule seconde de l’incroyable spectacle qui s’offre à moi. Le Fuego ne se calme jamais, projetant toutes les 10 minutes des feux d’artifice aux formes folles. Je pense aux morts que ce terrible volcan a provoqué l’année dernière. Je me demande toujours comment la beauté peut être si dévastatrice. Je me lève tôt pour voir le soleil, rouge vif, se lever parmi les nuages rosés.
J’observe les vagues qui ressemblent à de l’huile et m’apaisent instantanément. La jungle et ses bruits fous me bercent. Le silence se fait malgré tout entendre et je profite de chaque seconde. Il n’existe pas d’endroit plus serein et doux, j’en ai la soudaine certitude. Je pourrais rester devant le lac des heures durant, sans jamais me lasser. Essayant toujours de deviner les vilains crocodiles. Me faisant toujours surprendre par de gros bouts de bois. Cruelle nature.
Mais nature dans son état le plus pur, le plus brut. Pleine d’échos effrayants, d’animaux incroyables, d’amour, de joie, d’euphorie, d’émotions, de solitude, d’espoirs, de vie. Elle seule possède ce précieux pouvoir d’annihiler toute pensée, ce mal propre à l’être humain.
Les sensations sont toutes divines, je les considère, attentive et alerte. Méditatif, quel autre adjectif sinon ?

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Le Mexique. Encore lui. Mince, je n’arrête pas d’y penser. C’est la première fois que je compare autant deux pays. C’est bête. Je m’étais toujours promis de ne pas faire ce genre de choses, propre aux voyageurs. Mais comparer, à mon grand damn, a toujours fait partie de mon côté obscur. J’essaye de m’en débarrasser mais que veux-tu, je ne suis pas guérie du Mexique. En puis, l’océan me manque. Et puis aussi, je confesse : j’aimais bien quand il ne fallait pas négocier pour tout, que toutes les villes étaient sublimes et que la bouffe était à tomber. J’aimais bien qu’il fasse tout le temps le beau. J’aimais bien quand nous pouvions nous promener dans les hauteurs sans guide, sans risques. J’aimais bien quand j’attendais mes Chilaquiles, le plat le plus fou de la terre. J’aimais bien quand… Je calme mes pensées et j’apprends à vivre le moment présent, à ne voir et me concentrer uniquement sur le positif. Quand ça fonctionne, quelle magie ! J’apprends surtout à apprendre le Guatemala. Le temps passe et je commence à apprécier le pays. Les routes, bien que défoncées, sont souvent sublimes. J’avance, ce que je goute me plait, me réconforte. Le pays est sauvage, simple, imparfait, tout ce qui me séduit finalement. J’avance, les rencontres sont pleines d’enseignements et de beauté. J’avance, je m’arrête, j’écoute. J’avance. De moments en moments.
Et en apprenant, en comprenant, en avançant, le Mexique s’éloigne mais jamais ne s’efface. Le Guatemala devient réel et ses particularités me font déjà rêver.

Arrivée à Antigua. On m’a dit tant de belles choses au sujet de l’ancienne capitale. Je me méfie des rumeurs mais ma curiosité est piquée. Que vais-je y trouver ?
La première journée est catastrophique : c’est le dimanche qui précède la Semana Santa et cérémonies, concerts et autres choses bruyantes ont lieu un peu partout dans le centre-ville. Les rues sont quasi impraticables, on se croirait à la braderie de Lille mais sans les moules et les bières pression. Dommage. C’est un enfer, ça se bouscule, se bloque le passage et le tout ressemble à une déchetterie géante. Je me sens oppressée, étouffée. Je me réfugie à l’hostel et n’y bouge plus. J’ai un article à écrire pour mon amie Aurélie, ça tombe bien.
Les jours suivants se font plus doux, nous arpentons les pavés, pleins de maisons aux façades colorées. Je dévore pupupas*, pizzas, falafels, pepino de pollo, tortillas… tout y passe et tout est absolument succulent. Quand le ciel est dégagé, on aperçoit les volcans, cela fait un joli décor. Les rues sont plates contrairement à celles de San Cristobal, d’avantage vallonnées et donc, plus amusantes (ok, j’arrête avec le Mexique). Nous retrouvons des amis dans le marché, ce qui est vraiment chouette. De retrouver les amis comme le marché. L’un de mes préférés depuis le début du voyage. Débordant de vie, de nourriture, d’odeurs et de lumières, il ravit mes sens, je pourrais y rester des jours durant. Nous profitons également des bières pression locales, les premières dégustées (la pression hein, pas la bière bien sûr) depuis très longtemps. Nous passons du temps à l’hostel, et celui-ci est vraiment particulier. Je parle rarement des hostels car souvent, je m’en fous et je n’y passe clairement pas mes journées. Mais pour la première fois depuis longtemps, je me sens ici chez moi. Et puisque l’atmosphère d’Antigua ne me transcendant pas, ce logement m’aide à vraiment apprécier la ville ainsi que les longs moments de chill (la vie). Plus mon voyage évolue, plus je mesure l’importance de prendre son temps, de comprendre les endroits pour les apprécier. Lâcher prise, s’écouter et cesser de vouloir tout faire.
Antigua, contre toute attente, m’envoie plein de messages positifs.

* Cette chose est absolument exquise, une bénédiction de Dieu.

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Tunique violette : tenue traditionnelle que portent les Guatémaltèques lors des célébrations de la Semana Santa

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Folie des motifs ❤

La retraite de méditation. Elle vient couper mon rythme de voyageuse et c’est très bien. Je prends systématiquement mon temps et ne m’impose rien mais il faut malgré tout, organiser un minimum. Alors 10 jours à ne vivre que dans le moment présent, ne rien programmer, ne rien prévoir, ne plus se préoccuper ni du passé ni du futur… un vrai relâchement. Et pourtant, c’était dur. Physiquement et mentalement. J’avais mal aux jambes, au dos et avais souvent envie d’envoyer tout valser. J’avais envie crier et je me demandais ce que je fous dans ce truc de zinzins. J’avais envie de manger du sucre par milliers et même parfois, fait incroyable, envie de cuisiner. J’avais envie d’appeler ma mère, de faire des câlins, de pleurer, de crier et de manger. Encore. Mais je n’ai évidemment pas craqué et j’ai tenu jusqu’à la dernière méditation qui a quand même débuté à 2h du matin. Oui, on peut dire que j’étais fière de moi.
Apprendre à se libérer de ses souffrances : voilà une grande phrase pour de petits progrès. Mais des progrès quand même, stimulants et encourageants. J’en suis ressortie changée, grandie, revitalisée et pleine de nouvelles énergies. Un autre aperçu du Guatemala, une pause nécessaire et des rencontres hors du commun.

Escale à Coban. En arrivant dans cette petite ville, c’est la première fois que je me sens vraiment au Guatemala. Oui, j’ai changé de pays et oui c’est différent. La ville est plutôt bien située et sert donc de hub afin de rejoindre les coins touristiques environnants. Mais personne ne s’y arrête : rien à faire, pas assez jolie. Je ne suis pas vraiment d’accord.
D’abord, les spécialités gastronomiques sont délicieuses ; voilà selon moi, un argument non négligeable. Cafés, bonbons à la cardamome, plats typiques à base d’épinards et autres légumes colorés : tout est magnifique. Par ailleurs, les tissus que portent les locaux sont à couper le souffle, je suis tout simplement impressionnée. Je sais que ces vêtements traditionnels sont portés un peu partout au Guatemala mais ici particulièrement, ils m’interpellent. Ils sont vendus sur tous les bras, tous les stands et même si tout se ressemble, je m’arrête à chaque fois. De toutes façons, chaque pièce est unique, faite à la main avec un souci du détail délirant. On m’apprend qu’un simple pantalon d’enfant peut demander 24h de travail. 24h quoi. Folie. Traditions, savoirs-faire sublimes, tout se mélange donnant des résultats spectaculaires. Une chose est certaine : il ne faut pas avoir peur de mixer fleurs, rayures, diamants et carreaux. Chacun sa mode. Moi, j’adore.
Dans la ville, il y a une petite rue vraiment jolie, pleine de fruits, de légumes et de choses appétissantes. Je photographie les femmes qui jouent le jeu en prenant des poses négligemment préparées. Les autres rues, je les aime aussi. L’ambiance, simple et naturelle, me ressemble et me fait sourire. Les locaux me sourient en retour et semblent heureux. C’est contagieux. Je me sens vraiment bien.
Inattendu, agréable et réconciliant.

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LE lac Atitlan. THE lake, le plus connu, le soi-disant plus beau lac du monde. Celui qui possèderait l’un des vortex les plus énergétiques de la planète (je ne comprends même pas ce que j’écris). L’ancien gigantesque cratère entouré de volcans aux contours énigmatiques.
J’y suis en ce moment même. A San Marcos La Laguna exactement, si l’on tient à la précision. J’écris depuis un hostel éco responsable avec des chiottes sèches qui puent et qui sont pleines de mouches. Y’a pas de miroirs, je ne savais pas que c’était un objet menaçant pour la planète. Quoi qu’en y réfléchissant bien… Sans mauvais jeu de mot. Le « gérant » (qui sait ce qu’il est vraiment ?) de l’hôtel est côté de moi, en train de faire des cérémonies/méditations tout en brûlant du copal. Hier, j’étais dans un cercle d’illuminés, jouant du tam-tam autour d’un feu de joie. Tout à l’heure, je suis allée me chercher un bocal de probiotiques. Sur tous les murs du village sont affichées des annonces promettant une vie meilleure : « Tattoo with intention », « shamanic healing training », « drain your lymphatic chépakoi » (vraiment?) et j’en passe. Limite on ne peut pas juste faire du yoga normal.
Bref : bienvenue chez les hippies.
Parallèlement, c’est la fête au village. Le genre de fête que tu supportes 5 minutes parce que c’est « authentique » mais 5h plus tard, tu as comme qui dirait envie de buter tout le monde. Pétards, mecs bourrés qui ne tiennent pas debout, chansons de merde qui résonnent, pop-corn et poulet gras à chaque coin de rue, gamins aux yeux révulsés… voilà qui ne me transcende pas.
L’autre facette de San Marcos semble donc moins moins healthy, moins riche, moins spirituelle.

Les premiers jours, je ne savais pas vraiment quoi penser de tout ça. Faut dire, je sortais de ma retraite de méditation et j’avais enchaîné sur l’ascension compliquée d’un volcan. J’étais épuisée et le vacarme ambiant m’oppressait, m’agressait. Surprise : j’ai pleuré ! Hors de question : je ne resterai pas ici. Je suis allée me réfugier à San Pedro, un autre village du lac, j’ai trouvé une petite piaule pas chère avec un nid de cafards dans la salle de bain et j’ai dormi comme un bébé. Quand le corps réclame le calme et la solitude. Je suis revenue à San Marcos revitalisée, reposée. Pourtant, la horde de hippies à plumes dans le cul ne m’inspirait toujours pas. Idem pour les locaux qui me cassaient toujours autant les oreilles. Mais le temps passe et je dois bien reconnaître que je me sens bien ici. Nous retrouvons nos copains Anne-Sophie et Matthias, joie dans mon coeur. Nous reprenons nos petites habitudes, c’est rigolo. Bien entendu, je les démonte au Pueblo. Bonheur. Je commence à casser mes préjugés à la con et si plein de choses m’énervent toujours, je rencontre des personnes tout à fait cinglées mais tout à fait charmantes et fantastiques ! A San Marcos La Laguna, si le nombre d’expatriés chelous (ne parlant toujours pas un mot d’espagnol) peut paraître effrayant, leur version de la vie est quand même souvent géniale. Parce qu’ici, tu peux être qui tu veux, quand tu veux. Plus vraiment de temps, de pression sociale, de métier, de famille, de carrière, de stress. Que de l’amour, du partage. Enfin, presque. Parce que n’oublions pas que l’amour se paye. Pour une simple retraite de méditation, il faudra débourser minimum 300 boules (et pas celles de la pétanque LOL). Nous expérimentons également une rencontre fâcheuse avec des locaux et bien que ce genre de mésaventures arrive partout dans le monde, ma vision s’embrume.

Alors voilà, j’aime cet endroit mais non mais oui. Génial. Faux. Libre. Reclus. Je ne sais pas mais n’abandonne pas et explore encore et encore ce qu’il y a à explorer ici. Et puis, je me sens si bien dans mon petit hostel de hippies (pour le coup, tout le monde est adorable ici). Le même phénomène qu’à Antigua se produit : il semblerait que certaines places nécessitent plus de temps pour les appréhender, voire les aimer. Un peu comme les gens, finalement.
Tiens, ça me rappelle New-York. Ce genre de relations « je t’aime, je te hais, je t’adore, je te déteste » sont clairement les meilleures. Parce qu’avec elles, on ne s’ennuie jamais.

Le voyage au Guatemala continue, je ne sais pas encore combien de temps. Je ne sais pas où, comment, si et pourquoi. Je ne sais toujours pas si je l’aime à la folie, si je le déteste. Mais ce doute est plaisant. L’incertitude, celle du court comme du long terme fait désormais partie de mon quotidien et si c’est parfois effrayant, c’est surtout excitant.

Affaire à suivre concernant ce pays incroyablement complexe.

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3 réponses sur « Brouillon du Guatemala »

  1. Une belle ballade au Guatemala . Beau texte mais quelles photos !! BRAVO ma fille car tout y est. La composition, la lumière et bien sûr le rêve de se rendre là où tes magnifiques photos nous mènent.
    Bonne continuation ma Princesse, bisou à Yoan . Soyez prudents .
    Ton papou trop fier de sa grande fille adorée.

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  2. À chaque fois c’est le même petit scénario… j’apprends que tu as écrit un nouvel article et mon coeur fait des bonds!! Je m’isole de mon petit monde pour mieux rejoindre le tien … Je me love dans ta plume et j’imagine ta petite main s’agiter avec frénésie au rythme des aventures que tu as choisi de nous offrir. Je vois cette adorable petite moue qui se dessine sur ton visage depuis ta tendre enfance lorsque tu te concentres, et à l’instant où je découvre tes premiers mots, j’ai juste envie de déclarer : «Que personne ne me dérange sous aucun prétexte !! » 😊. Alors je me laisse bercer par tes récits, je vois défiler tous les paysages que tu commentes, et même ceux que tu n’agrémentes pas de photos…Je ressens les odeurs que tu décris, je vois les couleurs que tu détailles, j’ai parfois même l’impression d’entendre la voix des gens que tu croises et partage tes regrets quand tu les quittes! Je pleure d’admiration devant la beauté de tes photos et si tu me manques cruellement, je découvre à travers tes articles une nouvelle forme de communication, une nouvelle forme de partage … C’est comme si tu me parlais, comme si tu prenais par la main et m’emmenais voir les volcans du Guatemala, le lac Atitlan et toutes les beautés du monde que tu explores. A mesure que tu écris, je te découvre toujours un peu grandie, enrichie des liens que tu noues avec les gens que tu rencontres et que tu ne regardes qu’avec la pureté de ton âme. Alors ma chérie, pour ce nouvel article écrit tant d’amour pour la vie, que je vis comme un véritable rdv, un doux câlin que tu m’offres, je dis merci du fond du coeur mais je dois bien avouer que ce soir, quitte à me prendre une petite raclée je donnerai cher pour une partie de pueblo avec toi !! 😊😊.
    Avec tout mon amour

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  3. Woaw. Marion! Je ne savais pas que tu ecrivais… C’est splendide! Merci, tu m’as fait voyager, transporté dans un passé si proche et si loin a la fois, tu as reconforté ma nostalgie… les yeux qui mouillent et le coeur serré… Woa. Merci. Pour ma part c’est avec grande tristesse que j’ai quitté l’Amerique Centrale dont le Guatemala, et avec une totale indifference que je retrouve le Mexique… J’aurais aimé passer cette derniere semaine dans le nord du Salvador, mon coup de coeur 💚 d’ailleurs si tes pas t’y amènent je t’encourage vivement a me contacter pour que je puisse te recommander quelques coins de cette incroyable et genereuse Patchamama.

    J’ai ri aussi, en plus j’ai vraiment été a tous les endroits que tu decris, merci encore pour la recommendation de la Laguna Lachua, une merveille. J’en reviens pas que t’ais fait l’Acatenango juste apres nos 10 jours Vipassana. Grosse malade haha. Quoique ca a bien du t’aider pendant la montée…  »anisha anisha aniiiishaaa ».

    Continues a nous faire voyager, et prends bien soin de toi. J’adore ton style baby! Moi cest retour en France pour 3 jours pendant lesquels je vais me gaver de tomme de brebis du village de mes parents et ensuite, c’est Madagascar pour 2 mois. Je t’embrasse. Florie

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