Tu veux faire quoi quand tu seras grand ?

Quand j’étais gamine et qu’on me demandait ce que je voulais faire quand je serai grande, je répondais « chanteuse en duo avec Maïté ». Maïté, c’était ma meilleure copine. La même qui, à notre arrivée en 6ème, m’a foutu une baffe devant toute la cour de récré. Si tu me lis chère Maïté, sache que je n’ai toujours pas digéré.
Bon, hormis cette petite mésaventure, j’ai vite découvert que j’avais beaucoup de qualités mais que le chant n’en faisait malheureusement pas partie. J’ai donc abandonné les karaokés (mais pas les concerts sous la douche) pour tenter de trouver ma voie, ma passion, ma vocation.

Mais rien n’est venu. Genre, rien du tout.

BOUDEUSE 96
Moi, 8 ans, déjà perdue

Je suis donc arrivée au lycée avec zéro passions, zéro foutre idée de ce que j’avais envie d’exercer comme métier plus tard et puis surtout, zéro envie d’aller au lycée. En plus, je commençais une petite crise d’ado pas piquée des hannetons, du genre « je suis incomprise par la société, nul ne peut ressentir ma douleur, je suis une marginale, fuck les parents le lycée et tous les autres ». C’est d’ailleurs à ce moment que j’ai commencé à porter des sarouels, à habiller mon cou de sublimes colliers en bois et à m’asseoir par terre, YOLO. Je ne fumais pas de joints pour autant. J’aurais dû cela dit car j’étais une grosse stressée du slip. Moi, j’étais la bonne élève. L’insupportable qui affirmait avoir raté son examen mais qui avait 18. Le pire, c’est que je le pensais vraiment. Je n’avais aucune confiance en moi, je me trouvais nulle en tout et bonne à rien. Je ne comprenais rien à ces fonctions de merde, je ne voyais pas l’intérêt de faire de la gymnastique (pour le coup, j’étais vraiment à chier, je faisais des roulades « carrées » d’après ma prof) et cette histoire d’atomes et d’ions me laissait perplexe.

La première année de lycée ne m’a donc pas aidée à y voir plus clair. Cependant, cela ne me semblait pas si dramatique, à 15 ans, de ne pas savoir ce qu’on veut faire plus tard. Le souci, c’est qu’il fallait, à priori, avoir une petite idée puisqu’on devait choisir une filière : Scientifique, Eco ou Littéraire. C’était super flippant, cela semblait être LE choix de toute une vie, un choix sans retour possible, un choix déterminant pour le futur.
J’ai décidé d’intégrer la section ES par défaut. Je détestais les maths et tout le monde me disait qu’avec L, je n’aurai pas de métier. Quelle connerie toute cette histoire de filière d’ailleurs. Tellement segmentant, stigmatisant et stressant. Mais je vais me calmer, le titre de cet article n’est pas « comment et pourquoi réformer le système éducatif ».
Avec ce choix, je pensais être débarrassée, pour quelques temps, de toute question existentielle quant à un futur putain de métier. Mais c’était une belle erreur : le BAC approchant, il fallait désormais s’inscrire pour les filières post BAC. L’enfer sur terre. Evidemment, j’étais toujours noyée ; exercer un job, quelque qu’il soit, me semblait être de l’ordre du surnaturel. Et puis, on était tellement mal informés. Je me souviens être allée consulter une conseillère d’orientation. Elle m’a demandé quelle était ma matière préférée, j’ai répondu « l’Histoire ». Elle m’a donc conseillé le métier d’historienne. HA HA HA.

J’ai finalement fait un IUT Techniques de Commercialisation (lol, l’intitulé qui veut rien dire). A Roubaix RPZ. Juste parce que deux copines du lycée que je connaissais vaguement y étaient et qu’apparemment, c’était cool. Je ne me suis vraiment pas attardée sur les autres options, je m’en foutais. Ou alors, ça me stressait trop, je ne me souviens plus.
Je n’ai pas appris grand-chose à l’IUT, à part à fumer des joints, rouler des pelles à 10 mecs dans la même soirée et me bourrer la gueule au Monbazillac (j’ai envie de vomir rien qu’en l’écrivant).
Bien sûr, à l’IUT, même combat qu’au lycée : grosse pression sur LE METIER. C’était le cœur du sujet. D’autant plus que ce genre de courte formation est censée être « professionnalisante ». On nous vendait un truc avec soi-disant clés en main pour intégrer le marché de l’emploi rapidement et efficacement. Séduisant, isn’t it ?

J’ai souvenir de cet atroce module appelé « Projet Professionnel ». L’idée était, grâce à des cours et des stages, d’aider les élèves à trouver leur voie, le métier de leurs rêves. Mais plus qu’une aide, moi je le vivais comme un outil de pression. J’avais effectué des stages dans des boîtes glauques au possible (genre marketing de l’assurance) et MY GOD, ça avait l’air d’être tellement l’enfer ce « monde de l’entreprise », toutes ces personnes en costume qui semblaient être mortes de l’intérieur, ces machines à café bruyantes et ces murs d’hôpital… Vivement que je n’y sois pas !

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OK, j’exagère avec cette photo

A la sortie de ces deux ans, j’étais toujours larguée mais il « fallait » poursuivre ses études me disait-on. Avec un BAC+5, j’aurai « plus de chances dans la vie ». Ok, très bien, hé bien continuons puisqu’il le faut. De toutes façons, ça m’arrangeait bien, je n’avais aucune envie de me lancer la vie active. La vie passive me convenait parfaitement et je n’avais toujours pas la moindre idée de ce que je voulais faire « dans la vie » (oui, le mot « vie » revient souvent, laissez-moi tranquille).
J’ai bossé des concours, ceux pour entrer dans une école de commerce et j’ai été acceptée à l’ESC Rennes. J’avais un peu peur de me retrouver dans un établissement de petits bourgeois/fils à papa insupportables mais je dois bien reconnaître que j’ai rencontré des gens formidables qui m’ont aidée à être la personne que je suis aujourd’hui.

N’empêche que je ne savais TOUJOURS PAS ce que je voulais faire comme métier. Et mine de rien, l’échéance approchait. Il me restait 2 ans.

A l’école aussi, j’avais un cours de PP (projet pro de merdeeeee). On devait, entre autres, simuler de faux entretiens pour se préparer à ce merveilleux monde de l’entreprise. Je suis sortie de ce faux entretien en pleurant à chaudes larmes. Je me revois, effondrée dans les escaliers, en train d’essayer de composer le numéro de mon père, pour lui dire que je voulais mourir. Pourquoi ce drama ? Je m’étais fait démolir, mais genre démolition extrême, celle qu’on voit dans les Maçons du cœur. Cet abruti avait jugé que ma capacité à argumenter mon choix de métier, était mauvaise et pitoyable. Tu me diras, avec du recul, il n’avait pas tort. Je devais expliquer pourquoi je souhaitais devenir « chef de produit luxe » (j’avais choisi ça car j’aimais bien les fringues, la blague) alors que je n’avais pas la moindre idée de ce que faisait un chef de produit marketing et que je n’arrivais absolument pas à me projeter. Forcément, mes arguments étaient moisis et ma motivation, inexistante.

Après avoir chassé mes idées de suicide (lol), je suis allée chercher ma pote d’amour ; Agnès. Je nous revois, autour d’une bonne pression (pas la peine de la subir quand on peut la boire), en train de nous lamenter. Qu’est-ce qu’on foutait là ? Qu’est-ce qu’on avait raté ? Sérieux, c’était ça notre futur : bosser dans une entreprise à la con et se faire engueuler avant même d’avoir commencé ? Non mais attends, il devait bien exister une alternative, c’était pas possible autrement. Oui mais laquelle ? Nous avions été tellement formatés, on nous avait tellement dit, depuis l’enfance, qu’il fallait trouver un métier, qu’il n’y avait qu’une manière de « réussir sa vie », qu’il fallait de l’argent, qu’il fallait être carriériste et tout le tintouin. On refaisait le monde avec de belles idées d’ivrognes puis on finissait bourrées et on s’amusait à repérer les elfes de la rue de la soif. Quand même plus marrant.
Heureusement qu’il y a la bière.

Et puis d’un coup, bim, bam, boum, on a pas vu le temps passer : c’était la fin de l’école. Fallait choisir le stage de fin d’études. Ha, et fallait bien le choisir nous répétaient nos professeurs. Car celui-ci, si nous donnions entière satisfaction à nos employeurs, pourrait nous mener au Graal : LE CDI. Le tant désiré CDI, le si convoité CDI. Encore une fois, nous n’avions pas le droit à l’erreur.

Et malheureusement, entre temps, Agnès et moi n’avions toujours pas trouvé la solution, celle qui nous sortirait de ce bordel et qui nous éviterait la case CDI (car nous, ça nous faisait plus peur que rêver). Faut dire, la bière n’avait pas aidé à y voir clair. Après des stages formateurs, dont un destructeur dans lequel je m’étais bien fait déglinguer la gueule à base de messages super sympas comme « Marion, déjà que personne ne te fait confiance au marketing, comment comptes-tu la gagner avec ce genre de questions ? », j’étais bof motivée à l’idée de remettre un pied dans le monde merveilleux du travail.

Mais à ce moment-là, je ne voyais pas d’autre option, « je n’avais pas le choix ».

Je me suis finalement décidée pour un stage dans une grosse agence de pub, côté digital. A Paris, la capitale de la mode. Les gens avaient l’air beaux, sympas et bien habillés. Encore un choix par défaut, vous l’aurez compris.

C’était pas terrible, comme prévu. J’avais une boss super angoissée qui tombait dans les pommes, je faisais des bannières pub ennuyeuses au possible, je ne dormais pas beaucoup parce qu’on me stressait énormément, j’avais un salaire bof, je ne comprenais pas pourquoi des mecs se branlaient la nouille pour de la pub, les clients étaient souvent infects… Et puis, cherry on the cake comme on dit dans la pub : je me trouvais nulle à chier. Je voyais toutes ces personnes autour de moi qui brillaient, qui semblaient être tellement à leur place, qui aimaient tant cet environnement. Mais moi, je n’y arrivais pas. Je ne comprenais pas comment on trouve un axe créatif, je ne comprenais pas pourquoi on s’envoyait 100 emails pour discuter de la couleur des mentions légales, je ne comprenais pas comment on imagine une activation digitale ni une stratégie 360 et encore moins comment on élabore un budget. Tout ça me dépassait.

Je me souviens particulièrement de ces angoissantes réunions dans lesquelles j’avais tantôt envie de pleurer, tantôt envie de disparaître. J’essayais toujours de sortir quelque chose d’intéressant, qui puisse sembler pertinent. Ma boss m’avait d’ailleurs un jour dit en entretien* qu’il serait plus malin de ma part de la fermer (avec des jolis mots, bien sûr) plutôt que de prononcer des phrases non constructives. Haha, prends ça dans ta gueule ma petite Marion.

*Oui, car je n’ai pas précisé mais même en entreprise, tu as encore et toujours des entretiens. Avec des grilles, des notations et tout le bordel. Et on te pose toujours cette question qui me donne des frissons « tu te vois où dans 5 ans ? » (quand c’est pas 10 ans). Mais je n’en sais rien bordel ! Je ne sais même pas ce que je fais ce soir alors franchement, dans 5 ans ? LEAVE ME ALONE.

Tout ça pour te dire que « c’est une année blanche » et que non, tu n’auras toujours pas d’augmentation malgré tes nuits blanches.

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J’étais dans le même état.

J’ai ensuite accepté le CDD, je ne sais plus vraiment pourquoi. Enfin, si. Que faire d’autre anyway ? Sur l’échelle de la « perditude », j’étais à 12. J’étais bloquée dans ma tête, dans mon corps. Alors pourquoi pas, finalement ? Et puis, ça restait un CDD, ça me faisait moins peur qu’un CDI. Et surtout : si on me proposait ce poste, c’est que je n’étais pas SI nulle au bout du compte. Je me souviens avoir été un peu fière quand même.

Les 3 premiers mois, c’était un peu moins pire et puis c’est redevenu plus pire. Rien n’y faisait : je n’étais pas à ma place. Je me sentais tellement en décalage. Tout ça ne m’intéressait pas, me dépassait. Je ne voulais pas devenir chef de groupe, je ne voulais pas avoir plus de responsabilités ou gérer une équipe. Je n’étais pas carriériste pour un sou et dans ce monde qui l’est tellement, je me sentais comme le vilain petit canard.

Ce qui m’a sauvée, comme d’habitude, ce sont les gens, le partage, l’amour. Dans cette grosse agence, j’ai rencontré des personnes fantastiques, plein d’humanité, d’humour, d’humilité et de bonté. Elles m’ont fait rire aux éclats, m’ont laissé finir leurs plats, ont séché mes larmes et m’ont offert ces si doux et nébuleux moments d’ivresse. Grâce à eux, j’ai tenu, j’ai ri et j’ai passé des moments tellement géniaux. Comment regretter quoi que ce soit franchement ?

Malgré ça, malgré eux, je ne pouvais m’empêcher de me répéter : Alors quoi, c’est ça le monde du travail ? Etre coincée dans un marécage gluant, passer mes journées devant un écran, boire 6 cafés par jour, se sentir constamment en décalage, n’exister que pour les weekends, les vacances et la bière, vivre dans le stress et être tout le temps en train de courir, de tout programmer ? J’ai bossé et révisé pendant plus de 10 ans pour ÇA ? C’est un gag, y’a une caméra cachée ?

C’était possible que je me sois foirée à ce point ?

Après deux ans de questionnements, j’ai fini par me casser de la grosse agence pour une plus petite. Et c’était mieux. Mais c’était toujours une agence, c’était toujours de longues journées pendant lesquelles je me sentais inutile. De longues journées qui se résumaient à résoudre des problèmes, à m’énerver toute seule, à me battre avec les clients pour des choses qui me semblaient si futiles, à scroller mon feed Facebook et à rêver sur des blogs de voyage.

Et puis, parallèlement et pour la première fois, mes valeurs commençaient à changer, à évoluer. Plus envie d’être dans l’extrême de la consommation, plus envie d’être passive (tiens tiens, serais-je finalement prête pour la vie active ?), plus envie d’encourager des entreprises sans morale ni once d’humanité, plus envie de négliger ma planète, plus envie de faire des choix par défaut, plus envie de concentrer ma vie autour de l’argent, plus envie de me sentir bloquée, plus envie de me sentir inutile, plus envie de me sentir en décalage avec ce qui m’entoure, plus envie de passer mes journées à attendre ma soirée, plus envie de ne pas aimer ce que je fais 80% de mon temps… Bref, la liste est longue.

On appelle ça « prise de conscience » je crois ?

Il fallait que tout ça change. C’était OK, j’avais essayé, je n’avais pas abandonné et le verdict était sans appel : tout ça n’était pas fait pour moi, je ne me ferai pas mal plus longtemps.
Mais que faire ? Enfin, je veux dire, si j’en étais arrivée là, c’est bien parce que je ne savais pas quelle voie emprunter. J’ai cherché, je vous jure que j’ai cherché ! J’ai fait des bilans de compétence, j’ai lu mon horoscope, j’ai analysé toutes mes passions pour voir si je pouvais gagner de l’argent avec (la bière avalait le cash mais ne semblait pas pouvoir en produire, dommage), j’ai consulté des conseillères d’orientation, j’ai passé des heures sur Google en tapant « se réorienter » « changer de vie » « que faire quand on aime pas son métier » « j’ai un bouton sur le cul, ai-je le cancer du cul »… Ma famille m’a aidée, mes amis ont essayé aussi… Mais rien, toujours rien.

Alors, j’en ai eu marre et j’ai dit fuck you fucking system. Hé oui, Marion la rebelle aux atebas et bolas enflammées (je n’en ai jamais fait hein) était back dans les bacs !

MARION GROGNE 1995
Moi, qui dit FUUUUUUCK !

Pourquoi faudrait-il trouver sa voie à 20 ans ? Ou même à 27 ans ? Pourquoi est-ce que cela ne pourrait pas prendre une vie ? On met bien toute une vie à se connaître soi-même.
Pourquoi, en France, le CV est-il le seul et unique reflet de qui l’on est, de ce que nous sommes capables de faire et produire ? Pourquoi faut-il être dans une seule case ? Pourquoi ne pourrions-nous pas faire 25 métiers différents dans notre vie ? Pourquoi nos environnements de travail actuels sont-ils si stressants et ont emmené déjà tant de mes amis en burn out ?
Je regrette tellement que l’on ne nous montre pas les voies alternatives, que l’on ne nous explique pas que « réussir sa vie » peut se traduire par un million de choses et pas seulement par la combinaison d’un bon poste et d’un bon salaire.

Je retiens toujours cette phrase d’Emmanuel Drouon : « On n’a pas besoin d’être toujours plus riche et on a pas besoin d’aller toujours plus vite ».

Ce que je voulais il y 5 mois, quand j’ai décidé de tout larguer, ce que je veux aujourd’hui, c’est voyager. Voyager en prenant mon temps, en profitant et en apprenant (enfin) à me connaître. Parfois c’est plus difficile, parfois je pleure et parfois j’ai la chiasse mais être nomade, voilà ce qui me fait vibrer et me rend heureuse en ce moment même.

Ça n’est pas un métier et ça ne me rapporte pas d’argent. Mais tant pis. J’ai décidé que ma vie ne pouvait pas être vouée à un unique objectif : celle de trouver un métier. J’ai assez cherché, ça peut bien attendre quelques années de plus. Et peut-être que ce temps dédié au voyage me permettra d’y voir plus clair et de trouver ma voie ? A moins que je ne l’ai déjà trouvé…

Et puis, peut-être qu’un jour, je reviendrai à ce cadre de travail « normal » avec des horaires de bureau et du café dégueu, que j’en aurai envie et que je saurai y donner plus de valeur. Mais peu importe ce qu’il se passera, ce que je ferai et surtout ce que je serai. Aujourd’hui, je déploie tous les moyens pour profiter du moment présent, me connaître, connaître les autres, grandir et explorer ces fameuses voies alternatives. En espérant pouvoir un jour les partager et aider les gens bloqués du cul, comme moi.

Ma petite maman, toi qui avais si peur qu’en partant, je perde mon appartement, mes amis, mon copain, mon job, mon confort… je confirme tes craintes : j’ai perdu beaucoup de choses et peut-être bien plus que ce que je n’imaginais.

Mais j’ai gagné une chose bien plus importante : ma liberté.

MARION PLONGEON 98
Moi, qui plonge dans ma nouvelle vie LOL

8 réponses sur « Tu veux faire quoi quand tu seras grand ? »

  1. Bon ma poulette, il faut que je t’avoue quelque chose : j’ai demandé pendant à Papa ce que tu faisais comme métier. Je ne comprenais rien quand tu m’expliquais. Et là en te lisant, j’ai compris : tu mourais à petit feu. Alors profite bien de ta liberté. Et quand tu auras besoin d’une autre forme de liberté ( car tout le monde cherche SA liberté), j’espère juste qu’elle te rapprochera de nous et de ta nièce( à qui tu manquesl
    ). Milliards de bisous.

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  2. Quand tu étais petite ( et grande aussi d’ailleurs 😉) et que je te voyais perdue dans ce monde, apeurée à l’idée d’échouer, obsédée par cette maudite question « qu’est-ce que je vais faire quand je serai grande?? » qui t’a suivie jusqu’à… il y a pas bien longtemps…, je me disais que j’avais peut-être « raté » quelque chose, que je n’avais pas su t’aider à trouver ta voie….Mais aujourd’hui, mes craintes s’apaisent à mesure que ton voyage avance, que tes écrits s’épaississent, qu’ils s’intensifient comme s’ils attendaient d’être assez solides pour tracer le sillon de ta vie et te montrer le chemin de ta vie 😊.
    Alors ma chérie, continue de creuser les secrets du monde car c’est là que se cache le secret de ta vie ❤️❤️
    Avec tout mon amour et ma fierté ❤️

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  3. Quel bel article !!! Que du vrai que Maxime du haut de ses 15 ans m’a déjà dit pour répondre à la « fameuse » question :  « mais Maman moi a 15 ans je veux m amuser »…. ce jour là j ai saisi bcp de choses … sa différence, son autisme, lui fait analyser les choses si simplement et sans filtres et tout est vrai ! J ai l impression qu il pourrait écrire tt cela aussi 😉
    Profite et prends soin de toi ! Gros Bisous de Belgique je suis Fan de ton blog et ravie d avoir des news si variées de ton escapade .. de TA VIE ❤

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  4. Ma bichette, profite ! Rien que de lire le mot pression, j’ai envie d’en partager une avec toi, ici à Paris. Mais pas avant longtemps je m’en doute ; alors profite, continue de t’élever et appelle moi à l’occasion ❤

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  5. Coucou ma Princesse ,
    Comme d’habitude, j’ai pris beaucoup de plaisir et d’interêt à te lire et comme d’habitude, je l’ai terminé en étant très fier de ma fille adorée.
    Il est vrai que cette fois- ci , le sujet m’interpellait particulièrement ! LE SYSTÈME ÉDUCATIF?!
    « Travaille bien à l’école et tu auras un bon métier « , « le sport, c’est pas lui qui te nourrira « ;
    Autant de répliques que mon père, soucieux de mon avenir, me répétait régulièrement.
    Perso, je ne pensais qu’aux récréations,au foot, aux compétitions du jeudi. Sans le savoir, je préparais mon « avenir » car toute ma vie active, j’ai JOUÉ et l’on m’a payé pour cela!!! C’était Ma passion , mon seul intérêt.
    Le « système ne m’a pas trouvé un métier, c’est le métier qui m’a trouvé. Une chance, un privilège !
    Comme tu en parles si bien, la LIBERTÉ de faire ce que l’on aime !!
    Et toi,ma petite fille chérie, si le système n’a pas fait de toi un chef de projet émérite bossant 12heures par jour et stressé quasiment tout le temps, on va pas s’en plaindre .
    Par contre, ce système t’as permis de pouvoir t’exprimer ( et de quelle manière ! ), de forger petit à petit une belle personnalité bref , de devenir une femme mais surtout une belle personne.
    Tu trouveras ta voie soit en sûre et SURTOUT, rappelle toi toujours ce que je te répète depuis toujours:
    NE LACHE RIEN !!!! Je serai TOUJOURS « dans ta poche » pour t’aider comme je pourrais.
    Plein de doux bisous ma princesse. Je t’aime. TON PAPOU

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