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La couleur de Los Angeles

J’écris depuis Hawaii, sur cette terrasse que j’aime tant. Il fait chaud. Et humide. Le ciel commence à se découvrir et les seuls bruits audibles sont ceux des oiseaux, du vent et d’animaux étranges – presque effrayants – non identifiés. Je pense qu’il n’existe pas d’environnement plus reposant et ressourçant. Je prends enfin le temps d’écrire. Les dernières semaines ont été agitées et les moments de calme, consacrés aux rencontres, à la bière et à la nature.
Je n’avais pas prévu d’écrire au sujet de Los Angeles. J’hésitais quant à la manière d’aborder la chose ; beaucoup d’événements se sont bousculés, tout se mélangeait, comment être objective ? Et puis, je me suis souvenue que je n’en avais rien à foutre de l’objectivité.
Cet article sera sûrement le plus court, le plus décousu et le plus compliqué à rédiger mais je suis d’humeur alors je me lance.

Contrairement à beaucoup, je ne visualisais pas vraiment Los Angeles. Je n’avais pas d’attentes, ni de rêves quant à cette mégalopole plutôt renommée. Je savais que les influenceurs y allaient, qu’on y trouvait quelques palmiers, des surfeurs décolorés et des couchers de soleil de toutes les couleurs. Il paraissait également que là-bas, ça parlait de cinéma, de paillettes et d’Hollywood. Je savais surtout que mon amie Anaïs s’y était installée pour 6 mois et je comptais bien passer du temps avec elle.

J’arrive à Los Angeles avec mon meilleur pote Greyhound, classique. J’ai du retard, classique. La route qui m’y amène est sublime ; j’ai encore une fois les yeux collés aux vitres crasseuses du bus et je ne compte pas détacher mon regard de ce paysage lunaire. Je sens l’excitation qui se pointe et l’incroyable coucher de soleil parfait ce moment. J’entends soudain une Américaine à l’accent soutenu qui s’excite comme une folle et pour cause ; elle a « raté » son arrêt et réalise que la destination finale (LA, donc) est à plus de 1000 miles de chez elle. Ça me fait doucement marrer mais je suis bien contente de ne pas être dans sa situation. Je me demande quand même comment il est possible de ne pas entendre les hurlements du conducteur qui caractérisent chaque stop. Enfin, on rappellera que la population Greyhound n’est pas forcément des plus éveillées. Dans tous les sens du terme.

J’arrive la nuit, dans le centre-ville qui me semble quelque peu hostile. Anaïs me commande un Uber, elle n’imagine pas le cadeau qu’elle me fait, je suis tellement soulagée de ne pas devoir prendre les 4 bus, 8 métros et 2 tramways que recommande mon appli CityMapper (j’exagère à peine). Hum, il semblerait que Los Angeles est légèrement étendue ; j’aurai l’occasion de le vérifier.

J’ouvre la porte. Explosion de joie. Après 1 mois et demi à voyager seule, à ne parler qu’anglais, je suis tellement heureuse de retrouver des visages connus, des vraies amies à qui je peux absolument tout raconter, sans filtres, avec ou sans SPM. Et puis, notre amie Avril visite Anaïs en même temps que moi, je suis doublement heureuse. On boit des bières, on mange des choses délicieuses parce c’est Avril qui les a cuisinées et qu’Avril cuisine trop bien, on rit, on parle de la vie de l’amour des peurs des joies du soleil de la pluie et moi, je savoure chaque seconde.

A mon réveil, c’est le paradis : le soleil californien est fidèle à ses promesses, je m’allonge et me prélasse toute la matinée.
Les coloc d’Anaïs se préparent leurs petits déjeuners et je ris parce qu’ils sont « so cliché » : James se prépare un jus de céleri pendant que Roger concocte un porridge à base de flocons d’avoine bio, de graines de chia et de poudre cacao qui semble être en or. Je me moque mais dans le fond, moi aussi j’adore les graines de chia. Enfin quand même, on apprendra plus tard que James se fout de l’oxygène dans le cul. Faut peut-être pas pousser les gars. Les pierres et l’encens, d’accord. Les pratiques anales alternatives, vraiment ?

Les jours qui suivent se calqueront sur le même rythme : lents, doux, chauds, libres et débordants d’amour. Exactement comme j’aime les consommer. Cette fois-ci particulièrement, je n’ai pas envie de chercher ce qu’il y a à faire ou à voir, les meilleurs bars ou restaurants. J’ai juste envie de me laisser porter et de passer du temps avec mes amies.

Avec Avril, on explore chaque recoin de Santa Monica, le quartier dans lequel vit Anaïs. Je ne me lasse pas des belles, venteuses et quasiment désertes plages qui semblent infinies. L’air est paisible et propice à la promenade. Les surfeurs sont blonds et beaux. Les vagues sont grandes et bleues. Tout est propre, serein. Les fleurs sont belles et les cactus, piquants. Le ciel est vide de tout nuage. Les vendeurs de pierres me font rire. Tout comme ce mignon gamin qui danse sur Michael Jackson. Les musclés sont musclés. Les friperies sont trop chères. Le vent est fort.
Je m’émerveille également devant les canaux et je suis surprise qu’un tel lieu, aussi calme et chaleureux, presque irréel, existe dans cette métropole qui ne compte pas moins 4 millions d’habitants.
J’ai parfois du mal à imaginer que ce quartier a pu un jour être pauvre et presque dangereux. Mais les tentes plantées sur le sable ne manquent pas de nous rappeler que Los Angeles n’a pas pour seul habit, la richesse, les diamants et la célébrité. J’y reviendrai.

Souvent, je me surprends à apprécier passer toutes mes heures et secondes avec Avril. Moi qui chéris tant ma solitude et les moments privilégiés que je m’octroie avec moi-même, je me sens bien en sa compagnie et c’est terriblement agréable de partager avec une personne qui a les mêmes envies, les mêmes valeurs et le même rythme.
Ça va me laisser un vide quand on va se séparer.

Chaque soir, la ville s’engouffre dans une lumière rosée absolument édifiante. Le spectacle est toujours différent, la palette de couleurs toujours plus nuancée, les ombres toujours plus marquées et les palmiers toujours plus colorés et insolents d’exotisme. Je me régale, mon appareil photo aussi. Que ça soit depuis un Uber, la plage ou un bar, je ne manquerais pour rien au monde ce tableau presque… cinématographique !
Et quand bien même 16h n’a pas sonné, les lumières sont magiques et éclatantes à tout moment. Je n’ai jamais vu ça nulle part ailleurs. Je me délecte, c’est magique.

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Les couleurs de Los Angeles

DSCF8969Après 10 bons jours dans la maison d’Anaïs que nous nommerons « la maison du bonheur », les galères de logement commencent. Nous devons quitter, avec regret, ce petit paradis. On a bof envie de payer un dortoir de 12 à 40 euros de la nuit mais également bof envie de planter la tente avec les homeless du coin. Heureusement, Anaïs est pleine de ressources et surtout, d’amis. Elle qui me disait que c’était difficile de se faire des (vrais) amis à LA, son pote Ruth nous accueille les bras ouverts alors qu’il vient d’emménager et qu’il n’a aucun couchage à nous proposer. On dort alors sur le tapis. On se marre comme des ados, on parle beaucoup, Ruth nous raconte sa vie nous livre son avis sur cette si complexe ville qu’est LA. J’ai l’impression d’être en soirée pyjama. Mais avec du vin et des pétards. Et un mec. Franchement, cette configuration est tout de même plus sympa.
Son appartement est situé en plein downtown, parfait, ça nous permettra de visiter les alentours à pieds.

Je commence à avoir l’habitude des grandes villes américaines et de leurs constructions; je peux donc affirmer que c’est bien souvent le downtown qui me déplaît. Je le trouve froid, individualiste, vide, trop haut et trop effrayant. Mais étrangement, à LA, j’apprécie beaucoup ce quartier : les gratte-ciel sont à mon goût, les rues plutôt animées et ce soleil qui ne se cache jamais parfait l’harmonie d’un lieu pourtant très urbanisé.
Je ne resterais évidemment pas indifférente à l’accumulation impressionnante de tentes posées sur la 6ème avenue, ainsi qu’aux nombreux SDF qui se promènent avec duvet sur le dos et caddie à la main. Anaïs m’explique que la plupart des SDF américains sont en Californie. Pas besoin de chercher très loin : climat clément, ouverture d’esprit plutôt OK, loyers indécents et autorités assez détentes sur le sujet (en tout cas, plus qu’ailleurs). Je pense également, quand on regarde des villes comme SF, que les milliardaires ont chassé les millionnaires et que les mecs qui avaient des revenus normaux se retrouvent jetés à la rue… ou dans leur voiture. Flippant, déshumanisant, le fric me dégoute.
Ce qui me perturbe vraiment, c’est leur présence presque enracinée dans le paysage. Contrairement à Paris où l’on est sans cesse sollicités (et ça n’est absolument pas une remarque négative, juste une constatation objective), ici les SDF ne demandent rien, ne disent rien, c’est à peine s’ils te regardent. Ils sont invisibles. Les flics leur foutent la paix et les laissent vivre de leur camping sauvage. Personne ne veut voir leur présence et peut-être qu’eux non plus, n’ont pas envie d’être vus. Ça m’effraie vraiment; quoi de pire que l’indifférence? Et dire que l’Amérique est censée bien se porter. Lol.

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Downtown LALos Angeles girl

DSCF9411Sorties du downtown, les rues se font à nouveau désertes, à l’instar de ce que j’ai pu voir jusqu’ici. Les villes américaines ne sont définitivement pas des villes faites pour marcher. Non l’idée ici, c’est bien de rouler, ou à minima de bouchonner. Tout me semble si grand, si large. Il faut bien avouer, de l’espace, il y en a, et à perte de vue ! Ces étendues donnent lieu à des constructions en largeur, loin de nos si petits appartements parisiens entassés sur la hauteur. On a donc le droit à une accumulation de maisons plus ou moins grandes, plus ou moins jolies, plus ou moins fleuries. Les seuls véritables immeubles auxquels nous sommes habitués se trouvent dans le downtown. Finalement, je me dis que Los Angeles n’est pas vraiment une ville mais d’avantage une accumulation de petites villes. Qui ne sont pas si petites, d’ailleurs.

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Je suis excitée à l’idée de découvrir le quartier chinois ; vous savez comme je les aime et comme ils me rendent nostalgique. Pourtant, j’ai été un peu déçue. Pas de chinois accroupis, pas de stands dégueulant de fruits et légumes étranges, pas d’odeurs de tofu fumé… Oh les gars, y’est marqué « chinatown », vous êtes où ? Peut-être est-ce le résultat de ces si grandes avenues ? Ou alors, c’était un jour férié ? Je n’aurai jamais la réponse mais je leur pardonnerai ce manquement grâce à la nourriture. Comme toujours. En effet, on trouvera malgré tout un excellent restaurant, avec des dumplings (ma passion) divins et des aubergines grillées à se damner. Putain ce que j’aime leur cuisine !
Bref, il va vraiment falloir que je retourne en Asie un jour.

On se promène évidemment dans les quartiers riches : Beverly Hills, Hollywood et plein d’autres trucs indécents. Les maisons sont, sans surprise, immenses et sublimes. La nature et les plantes y sont encore plus imposantes et merveilleuses. Les voitures parquées devant semblent t’humilier et te crier « je suis plus riche que toi ». Moi, je me dis juste que ce monde Américain a vraiment un souci avec l’argent, le clinquant et… les voitures. Ce luxe me dépasse et me donne le vertige.
Cependant, la « petite » marche qui nous emmène au signe Hollywood est sublime et tellement dépaysante.

Los Angeles me fait souvent penser à New York. Non pas parce que les deux villes se ressemblent mais parce que les émotions contradictoires qui m’envahissent sont aussi violentes. Je me sens à la fois subjuguée face à tant de beauté et à la fois confuse devant ces immondes inégalités, ces faux semblants, ces distances effrayantes et cette indifférence.
Los Angeles, comme New York, incarnent selon moi parfaitement l’expression américaine que j’adore : « love hate relationship ».

J’ai beaucoup aimé Malibu, surtout son pier (j’adore les jetées, ça me rend toute chose). Je vais être honnête : la seule image que j’avais de Malibu, c’était Pamela Anderson avec ses gros seins et son maillot de bain rouge. Hé bien, contre tout attente, pas de nichons ni de course langoureuse au ralenti. Pas de noyés non plus, dommage. Oui parce que franchement, la flopée de connasses qui posent devant les rochers en robes Gucci, elles méritent bien une petite noyade. Je prie vraiment pour qu’une vague les emportent mais rien ne se passe. Je suis vilaine mais en vrai, je suis profondément inquiète de ces gens qui voyagent pour et par leur compte Instagram.
Malibu n’a pas cependant pas le monopole des instagrammeuses : j’ai aussi vu une nana qui posait pieds nus devant le signe Venice. Elle a bloqué toute la rue et a failli mourir. Son idiot de mec aussi. Une grande réflexion sur les réseaux sociaux est depuis en cours. Je pense que j’en ferai un article.
J’ai aimé Malibu aussi parce que le trajet est majestueux, qu’il me rappelle que Los Angeles est entourée d’une nature grandiose, imposante et belle. Quel luxe !

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Malibu
Avril à Malibu ❤

DSCF8645Un soir, Anaïs nous propose un concert. Je ne connais pas, ça s’appelle Dream Wife. Un groupe de punkettes féministes, tout ce que j’aime. Les sons sont terribles et l’énergie dégagée, absolument géniale ! Je prends un plaisir fou à me déhancher et à faire des déclarations d’amour à mes copines, les fameuses qu’on adore et qui surgissent étrangement après la 3ème pinte. On sort de la salle, on hurle, on rit et on parle fort comme on sait si bien le faire. Je me sens si bien, tellement vivante et heureuse.
Rien ne me manque à Paris, si ce n’est ce genre de moments.

Partout à Los Angeles, les plantes envahissent les jardins, les maisons, les parcs, les rues, les cafés et bars. Il y a tout, des Eucalyptus, des roses, des Bougainvilliers, des cactus, des plantes grasses, des oiseaux de paradis, des orchidées, des Anthurium et mille merveilles dont j’ignore le nom.
Un jardin botanique d’une taille démesurée et… gratuit.
On s’arrête toutes les minutes, on touche, on respire, on hume, on touche encore et on s’émerveille sans cesse. C’est divin. Et ça sent si bon. A cela se rajoute une odeur flottante et légère de weed, on apprécie. Le soleil fait décidément bien les choses.

Los Angeles

Un week-end, avec Avril, Anaïs et une amie américaine d’Anaïs (Katlyn), nous décidons de partir à Joshua Tree. Je n’ai bizarrement jamais vu de photos de ce lieu et c’est tant mieux. J’adore ce genre de découvertes à l’aveugle. Nous louons un petit logement/tente/glamping en plein milieu de nulle part. Le campement a l’air super cool. J’ai hâte !
Nous quittons Los Angeles sous une pluie battante. Non mais première nouvelle : la pluie existe à LA. Elle ne nous quittera que le lendemain midi.
Notre arrivée se fait donc dans la pénombre, sous un ciel terriblement menaçant. La pluie rétrécie et nous décidons de nous réchauffer autour d’un feu. Mais l’orage se pointe, sans prévenir. On se réfugie dans nos petits lits de fortune en espérant que le tonnerre s’éloigne. Je commence à trouver le sommeil quand j’entends soudainement les filles qui s’excitent : la tempête s’approche ! Si si, après de longues recherches sur Doctissimo, il s’avère que l’orage n’est qu’à 5km de nous. Elles me font rire. Mais un dernier coup de tonnerre nous fait courir jusqu’à la voiture. Oui, parce que d’après Doctissimo (toujours), la voiture serait le lieu de plus sûr en cas de violent orage. Bon je fais la maligne mais elles ont réussi à me faire flipper les idiotes. Après une demi heure à hurler comme dans un film d’horreur, la raison s’empare de nous et nous retournons nous recoucher, mi amusées, mi effrayées. Et un peu fatiguées.
Le lendemain, la pluie a donné aux paysages un aspect lunaire et les immenses flaques, toutes nouvelles, nous font croire que des lacs existent à Joshua Tree.
Mais, c’est la Californie : le beau temps revient. Parfait pour explorer les gros cailloux et les si spécifiques arbres de ce parc qui est définitivement beau.

Love in Joshua Tree

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Pendant le séjour, nous aurons également passé un petit week-end à Tijuana, ville réputée pour sa qualité de vie, sa douceur et sa sécurité (pour ceux qui n’aiment que le premier degré : je blague). En effet, Katlyn (l’amie américaine d’Anaïs, pour ceux qui n’ont pas suivi) nous héberge (je vous avais dit que c’était la galère de logements) et nous invite à la suivre dans une petite mission de volontariat qui se passe à Tijuana. Je n’en parlerai pas ici; Tijuana sera probablement l’introduction de mon voyage au Mexique. Je voulais malgré tout partager une photo qui me touche. Je ne sais pas trop pourquoi. Enfin si, un peu.

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Ma dernière nuit, je la passe chez Julia, une amie du lycée que je n’ai pas vu depuis plus de 10 ans. Je suis vraiment contente de la retrouver et EN PLUS : elle me reçoit avec une raclette. Non mais sérieusement : UNE RACLETTE. Le plat que je ne pensais pas manger avant au moins un an. Les français sont merveilleux. Elle est trop mignonne, sa famille aussi. Oui parce qu’elle a une famille maintenant; une famille à elle ! Que le temps est passé vite, je vais pas faire la vieille mais merde : il s’est passé quoi pendant 10 ans, pourquoi j’ai rien vu ? On discute toute la soirée, on rattrape (tant bien que mal) le temps perdu, on se rappelle et on se raconte. C’est un moment précieux que je n’oublierai pas. Le voyage a aussi ça d’extraordinaire : retrouver de vieux amis sur la route.
Je quitte LA exactement comme j’y suis arrivée : bien entourée. Hospitalité et amour, comme toujours. J’ai tellement de chance.

Los Angeles devait se clôturer sur un road trip dans les grands parcs. La classique. Mais les choses ne se passent pas toujours comme prévues, les aléas du voyage I guess. Je fais mon deuil, ça n’est pas si grave, j’ai toute ma vie pour voyager. Je n’ai pas de billet de retour après tout. Et puis, cette petite déconvenue me permettra, sur un coup de tête, de m’envoler vers la fabuleuse île… d’Hawaii. Et je peux affirmer que ça valait le détour.

Bon, il n’était pas si court cet article finalement.

4 réponses sur « La couleur de Los Angeles »

  1. Quel beau voyage, tu nous fait là ma filleule . Tu nous emportes chaque jour dans tes aventures et l’on ressent tes yeux qui ne veulent rien louper malgré l’étendue du pays !!! il est vrai que c’est un vrai régal ! Bisous dans l’attente de tes prochains pas

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